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  • sebsimon54

Le Psycho-traumatisme

Dernière mise à jour : 30 mars

#Psycho-traumatisme






Illustration du psycho-traumatisme




Il y a psycho-traumatisme lorsqu'il y a une confrontation au "réel de la mort" c'est à dire quand lors d'un évènement, notre vie ou celle d'une autre personne est menacée.

C'est le cas par exemple lors de viols, violences physiques, d'accidents….


Il faut distinguer 2 types de traumatismes :


  • "Les traumas simples" : Un événement unique.

  • "Les traumas complexes" : Un événement de longue durée, plusieurs traumatismes.



Que se passe t-il lors dans notre cerveau?


Lors d'un danger, l'amygdale dans notre cerveau qui est le système d'alarme émotionnelle, s'active. L'amygdale va ordonner la production d'hormones de stress comme l'adrénaline ou le cortisol. Le pouls et la respiration s'accélère, les muscles se contractent.


L'amygdale va choisir comment le mieux agir :

-        Sidération ("Freeze")

-        Fuite ("Fight")

-        Affronter ("Flight")


Mais si la victime ne peut pas fuir, il y a alors un excès de d'hormones de stress et cela crée un risque vital (arrêt cardiaque). Le cerveau va alors en réponse libérer des hormones kétamines-likes qui vont court-circuiter le système et anesthésier la victime. Il va alors se produire ce qu'on appelle, un état de sidération.


Voir syndrome de l’opossum : La thanatose


L’opossum simule la mort lors d’un danger. Elle passe alors pour une proie avariée pour ne pas se faire tuer.

 

La personne ne peut pas alors, bouger, crier. C'est pour cela qu'il faut éviter de dire à la personne qui a vécu un événement traumatisant "pourquoi tu n'as rien fait ?". Elle ne pouvait tout simplement pas. L’objectif à ce moment est la survie.


La victime à ce prix reste en vie mais elle rentre en état de dissociation c'est à dire qu'elle va ne plus ressentir ses émotions, avoir l'impression de sortir de son corps, d'être spectateur. La personne est en train à la fois de subir l'événement et se "couper" de cet événement.



Quelles sont les symptômes ?


On parle d'Etat de Stress-Post Traumatique lorsque les symptômes durent plus d'un mois après l'événement. Avant on parle de "Stress Aigu."


Voici les critères du DSM V, (manuel de diagnostic des troubles psychiatriques qui fait référence dans le monde). Attention ! Ceci est un résumé du diagnostic. Vous ne pouvez pas faire un auto-diagnostic sur la base de ces critères et seul un professionnel spécialisé (psychiatre) est en mesure de poser un diagnostic.

 

Critère AAvoir été confronté à la mort ou à une menace de mort, à une blessure grave ou à des violences sexuelles d’une ou plusieurs façons suivantes : en étant directement exposé, en étant témoin direct, en apprenant qu’un ou plusieurs événements traumatiques est arrivé à un membre de la famille proche ou un ami proche (en cas de mort effective ou de menace de mort d'un membre de la famille ou d'un ami, le ou les événements doivent avoir été violent ou accidentel).

En étant exposé de manière répétée ou extrême aux caractéristiques aversives du ou des événements traumatiques (par exemple, les premiers intervenants ramassant des restes humains, policiers exposés à plusieurs reprises à des faits explicites d’abus sexuels d’enfants)

 

 

Critère B : correspond au syndrome de répétition ou symptômes d’intrusion) :  La personne éprouve une reviviscence (revit) de la situation traumatique par des pensées, des images, des sensations physiques intrusives, répétitives et envahissantes.

Le traumatisé a l'impression de revivre l'agression surtout après une caractéristique, une situation rappelant la scène traumatique (un film de violence ou un bruit inopiné par exemple). Tout se passe comme si l'événement traumatique était gravé sur une bande vidéo et que la télécommande du magnétoscope était devenue d'une extrême sensibilité. 

 

Critère C : correspond à l’évitement : La personne évite le lieu où elle a vécu le traumatisme mais aussi tous les lieux et les situations qui peuvent lui rappeler. Souvent cela la conduit à se replier sur elle-même et à s’isoler.

 

 

Critère D correspond à des humeurs et des pensées perturbées comme une incapacité de se souvenir d’éléments importants du ou des événements traumatiques, des croyances ou attentes négatives, persistantes et exagérées à propos de soi-même, d’autrui, ou du monde (par exemple, « Je suis une mauvaise personne », « On ne peut faire confiance à personne », « Le monde entier est dangereux », « Tout mon système nerveux est détruit de façon permanente »,. Cela peut prendre aussi la forme d' idées déformées persistantes concernant la cause ou les conséquences de l'événement traumatisant qui poussent la personne à se blâmer ou à blâmer autrui.


Au niveau émotionnel, on constate un état émotionnel négatif persistant (par exemple, peur, horreur, colère, culpabilité ou honte), une réduction nette de l'intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités, un sentiment de détachement ou de devenir étranger par rapport aux autres et une incapacité persistante de ressentir des émotions positives (par exemple, incapacité à éprouver du bonheur, de la satisfaction ou des sentiments d’affection).

 

 

Critère E correspond aux troubles dits d'hyperactivation neurovégétative qui sont une hyper vigilance, un état de « qui-vive », une insomnie. Ils sont fréquemment associés à des troubles comorbides anxieux et dépressifs. La colère est un sentiment légitime quasiment constant. Elle est souvent mal orientée : contre soi-même ou contre les proches. Mais le thérapeute peut la mobiliser pour inciter la victime à se reconstruire.

 

 

F. La perturbation (les symptômes décrits aux critères B, C, D, et E) dure + d’1 mois.

 

G. La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement dans les domaines sociaux, professionnels, ou autres domaines importants.

 

H. La perturbation n'est pas imputable aux effets physiologiques d'une substance (par exemple, médicaments, alcool) ou d'une autre condition médicale.




Quelles thérapies?


Une thérapie en 3 temps (P.Janet) :


  1. Alliance thérapeutique. Lors de ce premier temps, le thérapeute et le patient font connaissance et il y a installation d'un processus de sécurisation.

  2. L'intégration. On va retourner dans l'image traumatisante. Le cerveau le fait déjà par les reviviscences. Là on va le faire en sécurité avec des techniques comme l'hypnose, les TCC ou l'EMDR.

  3. La réhabilitation. Le thérapeute va accompagner la personne dans le retour à la vie quotidienne.



Pour plus d'informations, et pour traiter un traumatisme n'hésitez pas à me contacter !




Références :




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